didier.py4 | 9 Feb 00:19
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le communiqué de l'OIP du 8 février 2012, concernant les conditions de détention à la maison d'arrêt de Basse-Terre Guadeloupe

Bonjour,

Vous trouverez, ci-dessous et en pièce jointe, le communiqué de l'OIP du 8 février 2012, concernant les
conditions de détention à la maison d'arrêt de Basse-Terre, où une expertise a été réalisée dans
le cadre d'un recours déposé par quatre personnes détenues.

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
--  François Bès Coordinateur régional Île-de-France/Outre-mer Observatoire international des
prisons 7bis rue Riquet 75019 Paris www.oip.org Tel: 01 44 52 87 95 ou 06 64 94 47 05 Fax: 01 44 52 88 09 adresse
électronique: francois.bes <at> oip.org  Paris, le 8 février 2012   
Conditions de détention indignes en Guadeloupe:

Après le centre pénitentiaire de Baie-Mahault*, c'est la maison d'arrêt de Basse-Terre qui est
épinglée dans un rapport d'expertise concernant la vétusté, la promiscuité et le manque
d'hygiène imposés aux personnes détenues. Désigné dans le cadre d'un recours déposé par quatre
personnes détenues pour conditions d'hébergement indignes auprès du Tribunal administratif de
Basse-Terre, cet expert s'est rendu le 29 septembre 2011 à la maison d'arrêt pour dresser le constat de
leurs conditions matérielles de détention. Il a remis son rapport le 14 décembre 2011.

Construite en 1830 sur le site d'un couvent-hôpital datant de 1664, la maison d'arrêt de Basse-Terre est
constituée « de très vastes dortoirs et de quelques cellules individuelles » mentionne le rapport.
Alors que sa capacité théorique est de 130 places, l'établissement est équipé de 244 lits. Les
cellules individuelles de 6,46 m² sont occupées par deux personnes. Celles prévues pour deux, d'une
surface de 13,36 m², sont occupées par quatre personnes. Tandis que sont affectées six à neuf
personnes dans des dortoirs de 32,48 m². 12 couchages, sous la forme de six lits superposés, y sont disposés.

Dans ces dortoirs, relève l'expert, les « lits non occupés servent d'étagères pour les objets
personnels ou la nourriture ». Le mobilier se résume à « une table rectangulaire en bois, 8 tabourets
en matière plastique » et « un placard commun à tous ». Le « séchage du linge » se fait sur « des fils
tendus sommairement et accrochés à la moindre aspérité sur les murs ». Il n'y a pas « d'étagère, de
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Gmane